Définition de la Déficience intellectuelle ( DI )

Les premières descriptions de retard mental remontent à environ 1500 avant J.-C. à Thèbes (Grèce). Ce n’est qu’à la fin du XVIIe siècle que John Locke distingue le retard mental des maladies mentales.

Le retard mental est un trouble du développement cognitif global aux origines diverses qui handicape grandement la personne dans ses facultés d’adaptation à l’environnement, dans savie quotidienne et celle de sa famille. Quatre dimensions sont concernées par le handicap mental : dimension I : aspects cognitifs (fonctionnement intellectuel et comportements adaptatifs) ; dimension II : aspects psycho dynamiques (psychologiques et affectifs) ; dimension III : considérations physiques (état de santé, complications médicales) ; dimension IV : impact de l’environnement.
On retrouve ces mêmes critères dans les définitions du DSM-IV et de la CIM-10, qui précisent des degrés de retard mental en fonction du QI. On évoquera donc un retard mental léger pour 50 < QI < 70 ; modéré pour 35 < QI < 50 ; sévère pour 20 < QI < 35 ; et profond pour QI < 20.

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Compte tenu de ces variables, de l’impact de l’environnement et des soutiens éducatifs et affectifs, on peut affirmer que chaque personne est et restera unique dans son développement.

Bien qu’il n’existe pas de consensus autour de la notion d’intelligence nous pouvons la définir comme « une capacité générale à comprendre et maîtriser le monde qui nous entoure » et à s’adapter « à des situations nouvelles par des procédures cognitives ». L’intelligence humaine renvoie avant tout à la capacité à raisonner. Le handicap mental serait donc une incapacité à établir un raisonnement pour répondre à une situation nouvelle. Ce déficit est évalué à l’aide de tests d’intelligence et se traduit par une différence  des capacités cognitives d’un individu par rapport à ce qui est attendu pour son âge réel.  [Des Portes, Bussy 2008].

En 2002, le terme « retard mental » a été remplacé par « déficience intellectuelle » (DI) qui inclut une approche sociale d’écart à la norme en tenant compte des performances adaptatives. Ainsi, depuis 2006, la Di se définit par trois critères : L’apparition avant l’âge de 18 ans, un quotient intellectuel (QI) en dessous de 2 écarts-type au-dessous de la moyenne, une limitation du fonctionnement adaptatif à deux écarts-type sous la moyenne dans au moins deux des trois dimensions : habiletés conceptuelles, sociales, ou pratiques [AAIDD 2010].

On est passé progressivement de la déficience intellectuelle au handicap adaptatif. Le second point de ces définitions insiste sur la conséquence de la déficience, qui est l’incapacité d’adaptation du sujet déficient à son environnement. Grossman définissait en 1983 le comportement adaptatif comme « la capacité de relever les défis relatifs à l’autonomie personnelle et à la responsabilité sociale qui sont propres à chaque âge et à sa culture».INTELLI'CURE Ce terme général inclut des concepts tels que la communication, les soins personnels, les compétences domestiques, les habiletés sociales, l’utilisation des ressources communautaires, l’autonomie, la santé et la sécurité, les aptitudes scolaires fonctionnelles, les loisirs.

Quelques chiffres : entre 1% et 3% de la population dans les pays industrialisés. En France, on estime cette population à 200 000 à 1 500 000 personnes selon que sont incluses ou non les déficiences légères. L’augmentation de l’espérance de vie est un facteur impactant ce nombre. Le taux de prévalence de la DI est estimé à 2-3% de la population, sans consensus réel sur la répartition entre déficience légère, moyenne et grave.

Les DI sont de cause génétique pour 15% : environ 2000 affections génétiques ou chromosomiques, Périnatales pour 30% : anoxiques, toxiques ou infectieuses, Environnementales pour 15% ; malnutrition, déficit de stimulation, ou inconnues pour 40%

Compte tenu de ces variables, de l’impact de l’environnement et des soutiens éducatifs et affectifs, on peut affirmer que chaque personne est et restera unique dans son développement.